Maxime Charman, co-gérant d’EMAC, leader français en conception et production de mélanges de caoutchouc techniques sur-mesure
De la licence Génie des Matériaux au Doctorat en physique des polymères, réalisé dans le cadre du dispositif Cifre au sein de la société EMAC, qu’il codirige aujourd’hui, Maxime Charman a construit son parcours en passerelle permanente avec l’UPPA.
Quelles sont les grandes étapes de votre parcours universitaire ?
J’ai toujours eu une appétence pour les matières scientifiques, et plus précisément pour la chimie. Après un bac scientifique, j’ai poursuivi dans cette voie avec un DUT en Mesures physiques à l’Université Paul Sabatier à Toulouse en 2005. L’enseignement des cours de sciences des matériaux physiques et leur mise en application m’ont naturellement dirigé vers l’IUP en Génie des Matériaux de l’UPPA, où j’ai obtenu ma maîtrise. Par la suite, j’ai enchaîné avec un Master en Ingénierie et sciences des matériaux. J’ai poursuivi avec un doctorat en physique des polymères, grâce au dispositif Cifre au sein de la société EMAC, où j’avais déjà effectué mon stage de Master sur la formulation d’élastomères nanochargés (amélioration des propriétés de conductivité des matériaux). Ce cursus à l’UPPA m’a également ouvert les portes du laboratoire IPREM (Institut des sciences analytiques et de Physico-chimie pour l’Environnement et les Matériaux), où j’ai développé mes connaissances en physique et chimie des polymères.
Quel est le lien entre ce parcours et votre itinéraire professionnel ?
Ma carrière professionnelle a été linéaire au sein de l’UPPA et d’EMAC. Tout s’est fait en relation étroite entre le socle de connaissances dispensé par l’UPPA et leur mise en pratique durant mon stage et ma thèse Cifre chez EMAC. Le cycle universitaire m’a apporté une ouverture d’esprit et un ensemble de connaissances techniques complémentaires au secteur spécialisé où j’exerce aujourd’hui. Les stages de chaque formation concilient théorie et pratique. J’ai gardé un lien étroit avec mes encadrants et les chercheurs du laboratoire IPREM, et nous continuons à échanger. Je donne également des cours de physique des polymères à l’UPPA. EMAC est une PME innovante qui s’est orientée exclusivement vers la conception de formules et la production de mélanges de caoutchouc techniques sur-mesure, devenant ainsi leader sur ce marché. Depuis septembre 2025, je suis co-dirigeant de l’entreprise. J’organise des journées portes ouvertes pour les étudiants et accueille des stagiaires pour partager notre savoir-faire et nos besoins en recrutement. Un étudiant de l’UPPA réalise actuellement une thèse sous contrat Cifre sur la formulation d’élastomères imprimables en 3D au sein de notre entreprise. Mon objectif est de perpétuer l’emploi industriel local grâce à ces passerelles avec l’Université.
Quel souvenir gardez-vous de la vie sur le campus ?
La vie étudiante y était agréable sur le campus. C’est à l’UPPA que j’ai rencontré le parrain de mes enfants. Le fait d’avoir intégré de petites promotions a facilité l’apprentissage et la création de liens amicaux.
Quel message à un·e étudiant·e de l’UPPA en devenir ?
L’UPPA est une université à taille humaine. Elle accompagne les étudiants dans leur parcours de manière personnalisée. Les enseignants et le personnel ont été d’une grande écoute et à l’origine de nombreux moments d’échange. Cet appui a été une vraie chance dans la construction de mon parcours, tout comme la présence de laboratoires de recherche performants rattachés à l’UPPA. La situation géographique de l’université ouvre des portes vers des entreprises situées dans de petites villes, où il est tout à fait possible de concilier évolution professionnelle et qualité de vie au quotidien. S’investir dans ses stages au cours de son cursus peut également déboucher sur la création d’un emploi, ce qui a été mon cas.
Propos recueillis par Séverine Cuesta
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Master Sciences et génie des matériaux
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