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Seif El Islam Lebouachera, chercheur et chef de projets en génie des procédés et physico-chimie des matériaux, Docteur en génie des procédés, titulaire de l’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR)

Récit

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23/01/2026

Qu’est-ce qui vous a amené à choisir d’effectuer une thèse ?

En arrivant d’Algérie avec un parcours ancré en Génie des Procédés, mon ambition était de me spécialiser davantage dans la physico-chimie des matériaux et d’intégrer des approches expérimentales et numériques plus avancées.

Après avoir obtenu la bourse doctorale internationale PROFAS B+, j’ai pu rejoindre l’UPPA en 2017 pour mener une thèse en cotutelle USTHB–UPPA, ce qui reflétait parfaitement ma volonté de développer une recherche exigeante et rigoureuse, travailler sur des problématiques industrielles réelles (EOR en partenariat SONATRACH et CNRS) renforcer un double ancrage académique (Algérie–France). Cette trajectoire s’inscrivait dans la continuité logique de mon parcours débuté en Algérie (USTHB, SONATRACH) et répondait à mon objectif d’acquérir une expertise transférable aux secteurs énergie, eau et matériaux.


Quelle était votre principale mission pendant votre doctorat  ?

Ma mission principale consistait à développer, caractériser et optimiser des formulations chimiques pour la récupération assistée du pétrole (cEOR).

Elle reposait sur trois grands volets :

1. Étude expérimentale approfondie rhéologie de systèmes complexes à base de polymères micorparticules , stabilité thermique/mécanique en conditions extrêmes (réservoirs algériens).

2. Caractérisation avancée : Viscosimétrie capillaire, FTIR, BET, DRX, microscopie, zétamétrie, UV-Vis…

3. Modélisation et optimisation : plans d’expériences, modèles prédictifs,

Ce travail a été mené en lien direct avec des problématiques industrielles (SONATRACH) et des laboratoires de haut niveau (UPPA, UMR5254), ce qui a fortement structuré mon expertise actuelle.


Quels bénéfices concrets tirez-vous aujourd’hui de cette expérience ?

Cette thèse m’a donné une double compétence solide : recherche académique avancée + compréhension industrielle (procédés pétroliers, traitement des eaux, matériaux), une expertise scientifique reconnue dans l’adsorption, la formulation polymère–microparticules, la physico-chimie des matériaux poreux, une méthodologie rigoureuse : modélisation, DoE, IA appliquée, analyses multi-échelle et une expérience internationale structurante, qui a facilité l’obtention de mes qualifications MCF (sections 32, 33, 62) ainsi qu’une capacité à coordonner des projets pluridisciplinaires, aujourd’hui essentielle dans mes rôles en R&D et en industrie.


Comment qualifieriez-vous votre expérience doctorale en 3–4 mots ?

Formatrice – Structurante – Exigeante – Décisive


Et si c’était à refaire, referiez-vous ce choix ?

Absolument. Le choix d’un doctorat en cotutelle internationale m’a offert un cadre scientifique de très haut niveau, une exposition internationale, des interactions fortes entre industrie et laboratoire, et des débouchés professionnels diversifiés (académiques, industriels, projets européens).

C’est un parcours exigeant, mais qui m’a ouvert la voie jusqu’à la soutenance de mon Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) en Génie des Procédés (UPPA, 2025) et à la co-encadrement de plusieurs thèses.


Après l’HDR : industrie ou secteur académique ?

Après l’HDR, je reste ouvert aussi bien au secteur académique qu’au secteur industriel. Les deux environnements m’intéressent réellement et je considère qu’ils ne sont pas opposés, mais complémentaires.
Le monde académique permet de développer des recherches de haut niveau, de former des jeunes chercheurs et de construire des partenariats scientifiques ambitieux. L’industrie, de son côté, offre un cadre stimulant où l’on peut transformer rapidement des idées en solutions concrètes, avec un impact direct sur les procédés, les matériaux ou l’environnement.

Mon objectif n’est donc pas de choisir l’un contre l’autre, mais de m’investir là où je peux apporter le plus de valeur : que ce soit en pilotant des projets R&D, en construisant des ponts entre laboratoires et entreprises, ou en développant des innovations transférables. peu importe le cadre, tant qu’il y a du sens, du défi, et la possibilité de contribuer utilement. C’est cette flexibilité qui a toujours guidé mon parcours et qui continuera à orienter mes choix futurs.


Un dernier mot ?

Mon parcours entre Alger et Pau, puis entre l’industrie et la recherche, m’a appris que la réussite repose sur la capacité à naviguer entre les exigences scientifiques, les attentes industrielles et les besoins sociétaux. Ma thèse et plus tard mon HDR sont avant tout des expériences humaines et professionnelles uniques, qui permettent de construire une identité scientifique solide et une carrière cohérente, engagée et utile.


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